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Jeudi 25 mai 2006

L'histoire est à la base toute bête: à Clochemerle, petit village du Beaujolais où le vin coule à flots et où le soleil tape dur, le maire décide de faire construire une pissotière selon une mesure "égalitaire et hygiénique" mais surtout avec une idée profondément républicaine derrière la tête. Jusque là, rien de compliqué. Toutefois l'affaire se corse puisque l'installation de cette fameuse pissotière se fait dans l'impasse des Moines comme pour narguer la Cure. Les dérivent commencent alors: une des Enfants de Marie tombe enceinte, une vieille fille (Justine Putet) se croit persécutée par tous ces messieurs qui viennent se soulager sous ses fenêtres, dans le bar en face la patronne devient jalouse de la quincaillière, Poilphard le pharmacien perd doucement la boule et la baronne prend à son compte les outrages faits au clergé. Heureusement, la buraliste est là pour récolter les informations par brides et les amplifier, de même Beausoleil le garde champêtre n'en perd pas une goutte et prend même la parole pour éclairer les faits .

Et puis un jour c'est la catastrophe: ayant bu un litre de Beaujolais de trop, les piliers de l'Auberge Torbayon débarquent dans l'église pour y semer la pagaille. Les pieuses femmes s'affolent, les pries-dieu valsent de tout côté, le curé est désemparé et là, la statue de Saint Roch -patron du village depuis des siècles- tombe et se fracasse. La guerre entre les républicains et les fidèles est lancée.

Le tout est raconté avec une légèreté et un humour sans pareil. Chaque personnage à droit à un minutieux portrait aussi burelesque que grivois, les péripéties s'enchaînent avec une logique implacable et dès sa parution, la chronique rabelaisienne a connu un énorme succès qui ne s'est jamais démenti et est devenu un classique de la littérature comique.

Par Minitrip - Publié dans : vu, lu, entendu et visitu
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Lundi 15 mai 2006

J'ai à peine un peu de temps pour vous dire que mon stage se déroule pas mal du tout même si ça ressemble plus au boulot d'un déménageur qu'à celui d'un commissaire priseur. Il y avait une vente importante samedi alors j'ai passé la semaine à faire la mise en place: ranger les meubles, classer les tableaux, préparer les objets, remplir les vitrines etc.... Le jour de l'exposition, je donnais aux visiteurs les estimations et pour la vente, j'ai géré la présentation d'une partie des objets, de tous les tableaux et je me suis occupée des enchères par téléphone pour les meubles. Franchement, c'était trop bien, j'adore l'ambiance un peu tendue qu'il y a en salle de vente. Le seul problème c'est qu'il y avait trop de meubles et à la fin, les gens étaient tout molassons, on a dû retirer beaucoup de pièces.

J'y repars mercredi, pour préparer deux nouvelles ventes, cette fois-ci plus tranquilles: du matériel agricole en fin de semaine et l'habituelle vente du mercredi pour les babioles et meubles sans valeur. En attendant, je suis logée à l'auberge de jeunesse d'Angoulême, c'est assez sympa parce que je vois circuler des personnes de tous horizons (dont une bonne partie de pélérins qui vont à Compostelle et un groupe d'étudiants qui m'ont appris à jouer au billard).

Ce week-end je me fais deux jours à Bruxelles avec l'école pour visiter le musée des arts primitifs et la semaine d'après, ça va être la folie: la 31ième édition du festival des musiques métisses se déroule sous les fenêtres de l'auberge (je crois que je ne vais pas beaucoup dormir) et en plus, je risque de devoir partager ma chambre avec un groupe de joueurs de tambour de la Réunion.... vous m'imaginez entourée cinq grands types qui tappent sur leurs djumbés à longueur de temps?! Je sens que ça va être folklo!

D'ici là j'essaie de vous tenir au courant et si j'ai le temps, je vous mets la prog des Musicalarues demain.

Par Minitrip - Publié dans : et moi et moi et moi !
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Vendredi 5 mai 2006

Bon, je ne suis pas tout à fait morte.

Bien touchée, laissée à l'agonie mais pas morte.

Je suis solide en fait: face aux "bas-reliefs assyriens" et à "l'art funéraire des Royaumes Combattants aux Han", j'ai réussi à recracher quelques trucs et à part en Egypte, je crois avoir à peu près réussi les commentaires d'oeuvres (rhaaaaa, sacré Montouhotep!!). Résultats le 6 juin. Avec un peu de chance, je pourrai passer l'épreuve d'art de l'Afrique (parce qu'il faut avoir validé l'Histoire Générale de l'Art avant de passer son option).

 

En attendant, je vais m'absenter un petit moment pour un stage à Angoulême, dans une étude de commissaires-priseurs. à bientôt!

Par Minitrip - Publié dans : et moi et moi et moi !
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Lundi 1 mai 2006

Demain je mourre, en direct du pavillon de Maubert Mutualité à partir de 8h30.

Agonie prévue jusqu'à jeudi, 18 heures.

Résurrection en projet selon ampleur des dégats.

(et sinon, bah.... priez pour moi!)

Par Minitrip - Publié dans : et moi et moi et moi !
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Vendredi 28 avril 2006

Je suis en retard.

Partout, tout le temps. C'est systématique, je suis incapable d'arriver à l'heure quelque part. Même quand je pars super en avance, il se passe toujours quelque chose d'extraordinaire qui va causer ce fameux retard.

D'accord, j'exagère un peu. Il m'arrive parfois d'être à l'heure. Mais à l'heure pile. Rarement en avance. Du coup ça compense avec mes copines: Marion est toujours là 10 minutes avant le rendez-vous, Léo débarque à l'heure et moi je leur téléphone pour leur expliquer que je sors du Louvre et que je monte à peine dans le métro.... comme ce matin par exemple.

C'est vrai, j'ai quitté la bibliothèque à moins le quart. Et puis j'ai croisé Pauline, on a discuté cinq minutes.... je n'allais pas lui passer à côté en l'ignorant, quand même! En plus ça aurait été difficile, le couloir n'est pas très large et elle venait à ma rencontre.

échange de quelques mots.

Rien de spécial et je repars.

Dans le couloir du métro, y'a un type qui joue au violon. Pour une fois, ce n'est pas très triste. Tiens, je connais cet air. Ha oui, c'est "il est venu le temps des cathédraaaaaaaaales...." (je vous épargne la suite) de la comédie musicale Notre Dame de Paris. ça date un peu. Honte à moi, je connais les paroles par coeur.

Et là je réalise: COMMENT CELA SE FAIT-IL QUE JE CONNAISSE CE GENRE DE DEBILITE SUR LE BOUT DES DOIGTS MAIS QU'EN CONTRE PARTIE, JE NE SOIS PAS CAPABLE DE RETENIR MES COURS D'HISTOIRE DE L'ART ??!!!

Pensez-vous qu'il faille me faire un lavage de cerveau pour virer le moisi et le remplacer par des cours de Chine et d'Egypte tout frais? Dépêchez-vous de me donner la réponse, j'ai mes exams dans quatre jours!!!!!!

Par Minitrip - Publié dans : et moi et moi et moi !
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Mercredi 26 avril 2006

Paris, les bons plans, encore et toujours: Camille me prévient d'un enregistrement de l'émission Pollen sur France Inter, cette fois ce sont les Wriggles + Zoé + Art Mengo + un autre type qui m'a tellement marquée que j'en ai oublié le nom! Concert gratuit, comme d'hab! Un coup de téléphone, un coup de RER et nous voilà assises à côté d'un dreadeux franchement pas mal mais qui sent le poney (bon, ok, ça c'est une histoire parallèle)à la maison de la musique à Nanterre.

(juste avant le début, je voulais préciser que nous sommes tellement futées que pour se donner rendez-vous, nous nous attendions d'un côté et de l'autre de la place de la Sorbonne, chacune avec de l'avance.)

ça commence par Art Mengo, 18 ans qu'il tourne, 6 albums.... respect pour un artiste discret et envoûtant mais que je n'apprécie pas des masses. C'est molasson avec des paroles presque niaises (l'amour, toujours l'amour), quelques airs de bossa nova et une voix qui charme certain(e)s mais qui a plutôt tendance à m'ennuyer. Vous savez, ses mélodies ont de faux airs d'Henri Salvadore, avec qui il a d'ailleurs travaillé ; à la limite, en musique de fond ça passe. En tout cas, ça a l'air de plaire à Camille, captivée par ce lent tempo séducteur et ces paroles ensoleillées mais aussi par l'artiste qui suit (je vais me faire tuer, elle a adoré et je ne me souviens même plus du nom!). Petite divergence de goût: elle trouve le chanteur canon, moi je préfère l'accordéoniste et ce n'est pas la première fois que nous sommes en désaccord à ce propos!

Pendant la pause nous tappons gentiment la causette au fameux dreadeux à côté de qui j'avais pris place.... genre pas intéressée la fille!

Finalement les concerts reprennent avec Zoé, une chanteuse belge dans la même veine que Jeanne Cherhal et Cali: à la fois simple et tourmentée. Une voix limpide accompagnée d'un violoncelle et d'une guitare sèche qui débite des textes pimpants, pleins de jolies et cruelles histoires. Parfois un peu hystérique, la chanteuse a su s'approprier un public qui à la base n'est pas le sien mais plutôt celui des Wriggles!!!!

 Peut-on parler de boysband?   Oui: ils sont cinq garçons (même carrément cinq hommes puisque Camille m'a fait remarqué qu'ils portaient tous une alliance), toujours vêtus de rouge (sauf ici mais on s'en fout puisque c'est un enregistrement radio) et lachant des propos noirs.

Mais non: ils ne sont pas seulement chanteurs ou musiciens. Ils jouent sur scène. Je pense en particulier à celui qui ressemble à un Oumpa-Loumpa de Charlie et la chocolaterie, une véritable boite de bruitages à lui tout seul, pleine de mimiques et de sons.... et puis le grand dadais à l'air timide, qui bougait uniquement ses mains, une voix cavernale.... et celui qui a répondu à l'interview avec sa gestuelle grotesque mais tellement hilarante....Vous l'aurez compris, j'ai adoré. Honte à moi puisque je ne les connaissais pas auparavant et que j'ai téléchargé quelques uns de leurs morceaux sur Emule (oui mais maintenant, je compte acheter leur CD!). Ils ont fait Poupine et Thierry, Pourquoi, les Papillons. Ils sont absurdes, satiriques, poétiques, cruels, parfois débiles, rarement sérieux mais toujours drôles.... une chouette découverte en somme!

 

Mais les émissions de radio ne sont pas éternelles. Après un rappel (même pas Julie la p'tite olive) les lumières se sont éteintes et la salle s'est vidée. Dans le hall j'ai pris un poster du gars dont j'ai oublié le nom, je l'ai laissé à Camille et nous sommes rentrées à la gare de RER accompagnées de Romain, le dreadeux sympatique qui sentait le poney.

 

Par Minitrip - Publié dans : vu, lu, entendu et visitu
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Lundi 24 avril 2006

 Vous vous souvenez que j'avais un piercing à l'arcade. Oui, je dis bien "avais" parce que.... a plus.

Terminé.

Finito.

C'est du passé.

Contre ma volonté, évidement.

Laissez-moi vous conter le récit cette effroyable disparition.

"Un beau dimanche de printemps, j'ai eu la bonne idée de me laver les dents (précisons que je prend cette décision quasiment deux fois par jour). L'air était frissonant, la fraîcheur de la nuit avait déjà envahit la ville et enveloppait désormais le ciel d'un drap aux reflets marines ponctué d'étoiles..."

En fait, ça on s'en fout et puis si ça se trouve le cadre n'était pas aussi lyrique. J'en reviens à mon brossage de dents. Je frotte et je rince. ET LA, C'EST LE DRAME! Je me penche pour prendre de l'eau directement au robinet (oui, l'usage du verre à dent est exclu) et en relevant la tête, j'accroche brusquement mon piercing au bord du robinet.

Haaaaaaaaaaaa.

Même pas mal.

C'est vrai en plus. Je ne sens pour ainsi dire rien. ça commence déjà à pisser le sang mais l'arcade n'est franchement pas un point sensible du corps humain. Je rince un peu et je regarde à quoi ça ressemble. La moitié du piercing est rentrée sous ma peau, l'autre ressort de travers par un trou bizarre.

Pas futée la fille.

Je commence à appuyer avec les doigts pour le faire sortir (bah oui, ce n'est pas parce que je ne sens rien que je vais aller me coucher comme ça!) mais c'est qu'il est coriace ce bougre. Je ne vois qu'une solution: la pince à outils!!!! Non: pas une clef de 12, je parle d'une petite pince tout fine qui sert à dénuder les fils électriques. Je l'imbibe d'alcool pour tuer les éventuels microbes (ouuuuuuh ça pique!) et je tente d'attraper mon piercing à travers la peau pour le faire ressortir. J'y arrive tant bien que mal mais le piercing a l'air tout tordu et la peau qui l'entoure n'est plus en très bon état.

J'ai posé un petit pansement dessus, histoire de ne pas bouziller mon oreiller et ce n'est que le lendemain que je suis allée me faire enlever le bijou chez le pierceur. ça fait maintenant trois semaines. J'ai deux mini traces un peu rouges qui se sont déjà pas mal estompées. Cet été je ferai super attention au soleil pour ne pas qu'elles brunissent et vous pouvez être sûrs qu'à la rentrée.... je remets ça.... Il me manque trop!

Et pour ne pas qu'il s'ennuie, je lui fait un copain sur la langue ;-P

Par Minitrip - Publié dans : et moi et moi et moi !
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Samedi 22 avril 2006

Réveil vers onze heures et demi grâce à Thomas qui a la bonne idée de mettre la musique à fond dans sa voiture et de la diriger vers le gymnase.

J'émerge gentiment.

Ouverture de l'oeil droit.

Ouverture de l'oeil gauche.

Tiens, Dorian me fait remarquer que j'ai dormi par terre, à côté du matelas (tu m'étonnes que j'ai mal au dos!). Après je ne sais plus trop ce que nous avons fait. En vrac ça donne une assiette de spaghettis à la sauce tomate, Mica qui n'arrête pas de gueuler, une partie de volley en plein soleil, un petit splif (tout petitpetit), je me recouche, pionçage d'une demie-heure, sandwich saucisson/crevettes/moutarde à préparer et premier chargement de bétail à amener au festoche. Là-bas je croise des têtes connues et je repars chercher le deuxième chargement. Fidèle au parking du Mutant, encore et toujours, on marche un peu mais au moins, je n'ai pas besoin de manoeuvrer.

Sur place, petite déception: nous sommes obligés d'enlever les bracelets rouges ou verts qui ont servi de pass pendant trois jours. J'insiste un peu mais non, ce n'est vraiment pas possible de les garder, ils vont les recompter pour les déclarer au fisc. (bizarre comme excuse).

Et que la musique commence!

Un peu dèg' d'avoir loupé les Hushpuppies, je me pose devant Yvan Marc. De la chanson française avec une pointe d'humour. Un peu trop léger à mon goût mais je passe la plupart du concert à discuter avec Audrey que j'ai aperçue dans la foule (en même temps, un béret rose....). à la fin de cette scène, nous avons déjà paumé la moitié du groupe. Pas grave, on se retrouve devant le stand de la Croix Rouge (le fameux point de rendez-vous!) puis direction Art Brut. Ceux qui ont préféré regarder The Young Gods nous rejoingnent. Sur place, nous croisons Simon et Jé qui planent déjà. Leur concert est pas mal en dehors du fait que le chanteur a vraiment une sale dégaine. Un rock énergique avec quelques ressauts seventies et un guitariste franchement apétissant (même s'il a l'air d'avoir 14 ans). Nous partons quand même avant la fin pour grignoter un peu et être relativement bien placés pour les Wampas.

Oui, parce qu'il faut quand même que je vous raconte les Wampas. Enfin, MON concert des Wampas. Le début était pépère. Sophie, Anne-Cha, Thomas et moi nous calons dans un coin tranquille, sacs à dos obligent! Et puis bon, vous savez bien que la bougeotte qui sommeille en nous peut se réveiller à tout moment, surtout si quelques accords sortent d'une guitare. Sophie me décide, j'abandonne lachement Anne-Cha et son sac à dos et nous nous lançons frénétiquement dans les pogos, au milieu des fous-furieux. Je la perd de vue tout de suite et je me fait littéralement écrasée contre le blouson clouté d'un keupon (bobo!!!!). Et puis tout se passe très vite. Le chanteur fait monter des minettes sur scène. Je suis presque au premier rang et derrière les gens poussent comme des malades. Je m'extirpe de la barrière qui me compresse l'estomac et je me trouve dans la fosse, obligée de faire comme cette vingtaine de privilégiées.... c'est à dire de monter sur scène pour faire la folle le temps d'une chanson. Je claque la bise à Didier Wampas (franchement, il est transpirant, c'est bien dégueu!) et puis il faut bien partir. Pas d'autre issue que le slam. Les bras tendus du public nous attendent. Je saute. Je plane. On me dépose doucement au sol un peu plus loin. Et ça se remet à bouger de plus belle. Je ne fais pas attention et PAF, je me prend une coup de pied dans la figure. Des gros godillots en plus, le mec n'était pas en claquettes. Je n'ai pas très mal mais je porte mes mains à mon nez et voilà, ça se met à pisser du sang. Problème: avez-vous déjà tenté de sortir d'une telle foule en moins de 10 secondes? Pas de suspence, je n'y suis pas arrivé. J'ai laissé les gens s'écarter à la vue de ma tête (récapitulons: j'ai du sang partout et un sourire jusqu'aux oreilles). Ceux qui ne voulez pas ont eu droit à quelques essuyages de mains ensanglantées sur leur tee-shirt (de l'eau froide et du savon, ça part tout seul!) et j'ai enfin pu atteindre la Croix Rouge. Ils ont été adorables mais m'ont laissée sortir avec une horrible mèche de coton dans le nez.... déjà que c'est mal barré, ce n'est pas ce soir que je vais galocher!

Je retrouve notre petit groupe qui commencait à s'inquiéter. Explication du pourquoi du comment. Je m'excuse de leur avoir fait louper le début de Vive la Fête et nous repartons suivre les concerts. Celui-ci est un peu kitch. De la pop belge. La chanteuse fait l'unanimité. Faut voir la taille de ses jambes et sa petite tenue! Moi je m'en fous, j'écoute sagement. Avant de me poser devant Mickey 3D, je fais un tour rapide du côté de l'entrée, je fais style de sortir et je plonge ma main dans le sac poubelle derrière le vigile pour chopper quelques bracelets. Merde, que des rouges. Tant pis, il est temps d'aller vers la grande scène. Anne-Cha et moi trouvons ZE place qui tue: au milieu du public passe un genre de gros tuyau plat qui sert à protéger les fils. Je gagne 10 cm en me mettant dessus. 10 cm non négligeables. En plus, pas de mouvement de foule là où nous sommes, mon nez peut dormir tranquille. Je ne m'éclate pas autant que pour les concerts précédents mais la prestation est réussie. Sur le rappel (j'ai demandé à la lune), nous nous avançons et comme par magie nous retrouvons les autres. Idéal pour aller voir Kill The Young tous ensemble. Là bas ça repogote, ça pousse, ça heurte, ça presse... j'en oublie que j'ai un sacré handicap. Fifou est là, défoncée. Simon aussi est là. Mica se lache complètement. Gabin slame un peu. Anne-Cha se faufile au premier rang. François me choisi de nouveau comme bouc hémissaire et j'ai droit à ses bousculades. Nous terminons complètement cassés. Pause grignotage et je lâche tout le monde pour aller voir Punish Yourself (alors que eux préfèrent DJ Zebra). Dans la foule je vois Migg qui me dit qu'il est venu avec Ben. ça me fait plaisir de les croiser mais je ne peux pas rester discuter 10000 ans avec eux. Le concert des punks fluos est pas mal du tout, ils sont déjantés et leur scène est un véritable spectacle. Pourtant il me semble que le public n'est pas très chaud, plus tard Migg (le connaisseur!) dira qu'ils n'étaient pas au mieux de leur forme. Toujours est-il que lorsque je rejoins Dorian, François et compagnie, nous revenons sur la petite scène Dickies pour Interlope. Leur drum'n bass est un peu décevant, ça ne bouge pas des masses. En même temps, il est deux heures et demi du mat', je comprend que les gens n'aient plus autant d'énergie qu'au début. Certains rechignent alors nous partons voir Agoria, de l'électro-techno. C'est franchement pas mon truc mais les basses sont tellement puissantes qu'il suffit de se caller sur le rythme pour danser. De vrais robots.  Je suis la première à dire que c'est du bruit et non pas de la musique mais l'ambiance "rave-party" prend le dessus jusqu'à ce que mes jambes ne puissent plus me porter. Les autres non plus ne tiennent plus trop le coup, à part Dorian qui se collent aux enceintes et ne peut plus s'arrêter.

Nous retournons vers la voiture. Au passage, je demande au gars de la sécurité si ce n'est pas possible de récupérer un bracelet dans la poubelle. Un sourire et le tour est joué. Un des type part nous en chercher à Anne-Cha et à moi. Comme quoi ça sert d'avoir des têtes de gentilles petites filles. "surtout vous les planquez et vous ne les montrez à personne".... tu penses, je veux bien le cacher deux minutes pour que d'autres festivaliers ne viennent pas les emmerder en quémandant mais je suis trop fière pour ne pas le montrer à mes copains. En plus il est vert. J'aurai gardé les deux du coup: un rouge et un vert!

Sur la route du retour, je me met à sauter partout en suivant les lignes blanches de la route ou le pavement du trottoir. Non, je ne suis pas sous exta. Non je ne suis pas droguée. C'est juste qu'il me reste un petit chouya de je-ne-sais-quoi qui me fait sombrer dans la folie. Je ramène Mica, Anne-Cha et Sophie. Dans la voiture, la buée envahit instantanément les vitres. Sur le bord de la route les gens font du stop. Dommage, je n'ai pas de place. Pour le deuxième chargement, je manque de me payer un car de CRS. Pilage au milieu du carrefour. C'est vrai, ils avaient la prio à droite MAIS, ils roulaient à plus de 50 à l'heure et m'ont sacrément coupé la route (j'vais leur apprendre à faire virage moi!). En même temps, un car de CRS.... euh, j'vais pas me facher. Vaut mieux que je rentre tranquille. Je file sous une bonne douche chaude, limite jouissive. Quand je redescend, tout le monde pionce déja. Je compte mes bleus et mes griffures, j'enlève cette mèche affreuse de mon nez et le marchand de sable me rend vite visite.

Par Minitrip - Publié dans : fiestas et festivals
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Jeudi 20 avril 2006
En fait il n'y a pas QUE des cons dans mon immeuble: après le gars de mon palier qui m'a offert du foie gras, j'ai découvert qu'un des occupants écoutait du Noir Désir à fond.... j'vais finir par les apprécier mes voisins!
Par Minitrip - Publié dans : et moi et moi et moi !
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Dimanche 16 avril 2006

La journée de samedi était déjà bien entamée quand j'ai rejoint Mica et les autres qui logeaient dans le gymnase du collège de la mère de François (ça fait beaucoup hein?!). "Tu vas voir, c'est pas compliqué: y'a une grande croix et un portail blanc. Quand tu seras devant tu nous appelles". oui.... pas compliqué.... c'est ça.... et puis quoi encore! Certes, j'ai trouvé du premier coup (au passage je remercie ma môman pour son sens de l'orientation dont j'ai hérité) mais j'ai eu beau appeler 15 fois, personne ne répondait au téléphone. Vous avez une autre solution que de faire le mur par dessus le portail vous? Et puis il est tout petit ce portail.... allez, on enjambe, François m'aperçoit et vient m'ouvrir la deuxième grille.

ça fait plaisir de revoir tout ce petit monde. Je me pose trois minutes et déjà Thomas me propose d'allumer le narguilé. Un peu de blabla à droite à gauche, on s'amuse comme des gamins, ayant trouvé la pièce où sont rangées les affaires de sport. Le cirque Pinder revit sous le préau!

Et puis c'est l'heure de se tartiner les sandwichs. Je mets mon fut' spécial concert avec des poches qui ferment partout, l'appareil photo dans l'une, le sandwich dans l'autre, la fiole de picole dans la dernière (rhoooo ça va, chuis pas une pocharde!) et je me pose sur le bord de la route pour faire du stop avec Nathalie. à la cinquième voiture, une dame s'arrête et nous embarque. Vous n'imaginez pas notre satisfaction d'être arrivées bien avant ceux qui ont obstinément pris la navette. Du coup ça nous laisse du temps pour aller chercher des stickers.

Le reste de la troupe débarque et nous nous posons devant the Remains. J'vais pas dire que ça serait pour nos parents mais bon, ils tournent quand même depuis 1966. Ils ne sont plus très frais. Du vieux rock sorti d'un 45 tour poussiéreux. Pas mal pour la mise en bouche, surtout qu'il va faloir assurer par la suite avec Oaistar, ces marseillais complètement déjantés qui font trembler le chapiteau de la scène rock.

Ensuite, pause sandwichs. Interdiction d'aller voir Dionysos avec le ventre vide. Et pour cause: ça bouge plein pot malgrè des petits problèmes de connection au niveau du son (et je coupe le son.... et je remets le son!). Sophie et moi abandonnons les sacs à la pauvre Anne-Cha et nous partons faire les folles au milieu des pogos. Pas trop longtemps quand même puisque je paume une godasse dès le début. Mouvement de foule, je la vois, je me baisse pour la récupérer mais je poursuis le concert avec un pied nu (vous avez déjà essayé de vous chausser pendant un concert vous? alors arrêtez de faire les malins!). Finalement, nous retrouvons Nath et Dorian un peu plus au calme -et encore, tout est relatif-  je remets ma chaussure et je réalise que personne ne m'a marché sur le pied. J'ai vraiment de la chance. Objectivement même, j'ai de la chance: fin du concert, je jette un coup d'oeil au sol et paf, je trouve un billet de 10 euros.

Avant de repartir sur la grande scène, petit détour côté reggae avec Gentleman & Far East Band, histoire de se décompresser et de bouger sans risquer de se faire écraser. Aucun artifice pour planer, la musique se suffit à elle même. Rapide passage chez le duo Dirty Babylon, une création du festival pas mal du tout: un bon mélange de ska et de punk puis vite, il faut retourner devant la scène prinicipale, histoire d'avoir des places correctes pour Louise Attaque. Là ça devient une habitude: troisième fois que je les vois en concert, troisième fois que je suis déçue. ça vient peut-être de moi: je ne connais que leur premier album sur le bout des doigts et pour le reste euh.... bof, c'est pas très clair dans ma tête. ça vient peut-être d'eux: cette impression systématique qu'ils ne partagent pas grand chose avec le public. Et pourtant, je continue à être troublée par le violon. Ce violon. Cet unique violon sur lequel repose l'identité du groupe. Léger et puissant. Envoutant. Heureusement, car eux aussi ont écumé des problèmes de sono. On va dire que ce n'est pas l'ivresse de la musique qui m'a poussée à m'agiter mais plutôt la chaleur du public.

Et comme tout concert correct qui se respecte, Louise Attaque termine sur une super connue. Je ne sais plus laquelle. Toujours est-il que notre petit régiment a été complètement dispatché dans la foule: je suis avec Anne-Cha, Mica nous rejoint juste avant la fin, Dorian et Gabin n'étaient pas loin derrière, Nath sort de nulle part et J-B, François, et Sophie nous croisent avant d'atteindre le point de rendez-vous devant la Croix Rouge. Pause de nouveau. Je traine un peu pour voir le début de Seeed, du reggae/ragga alors que les garçons vont faire un tour vers le métal suédois (avec Clawfinger). Je manque de me faire étrangler par Fifou, complètement défracte qui s'accroche violement à ma capuche. Et puis il fait froid, nous sommes un peu crevés, demain il va faloir remettre ça. Réfléchissons bien: Tagada Jones et Dub Incorporation ne passeront pas avant deux bonnes heures. Pas la force d'attendre. Enfin à la limite Nath et moi sommes motivées mais comme les autres décident de rentrer, je suis le mouvement (mouton mouton, soumis et sans rébellion....). Pourtant, il me reste pas mal d'énergie: je continue de sauter à pieds joints jusqu'au bus (dans lequel j'ai oublié mon sweat vert.... snif snif). Prems à la douche (en même temps, on n'est que deux à y postuler) puis arrivent les moments que je préfère. Ces moment ont toujours lieu la nuit.

Une petite poignée de warriors refuse de se coucher. Une gratte, un narguilé, un matelas et la lumière blafarde du préau. François, Mica, Dorian et moi. à rien faire. à blablater de tout et de rien, à murmurer des chansons plaquées sur quelques accords maladroits. à fumer doucement.

Avant que le sommeil ne vienne envahir mes paupières. Dorian part en premier. Je le suis de peu mais il ronfle et ça m'empêche de dormir (bon d'accord, j'exagère un peu^^). Dehors, Mica et François sont toujours à discuter. Je repasse les voir et ça y est, je m'effondre dans mon sac de couchage.

Par Minitrip - Publié dans : fiestas et festivals
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ho, ça change!

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