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Dimanche 18 février 2007

Bon, on va parler de quelque chose d'un peu plus joyeux parce que c'est pas que j'aie plombé l'ambiance avec mes histoires de fille qui pleure dans le métro mais bon, quand même...

Alors aujourd'huiiiii, j'ai réussi à motiver cinq coupaings (yes, cinq!) pour m'accompagner au défilé du nouvel an chinois et puis par la suite au cortège du carnaval.

D'abord le nouvel an chinois. Ok, c'était plutôt touristique (puisque le vrai nouvel chinois se fait la semaine prochaine dans le XIIIième arrondissement): un parcours ponctué de danses du dragon, de pétards et pendant lequel défilaient toutes les organisations et amicales franco-chinoises. L'avantage de faire moins d'1,6m: on peut se faufiler au premier rang de la foule et en prendre plein les yeux de ce défilé haut en couleurs. Après, niveau musique tradi, c'était pas très au point, un peu léger mais relativement plaisant. En voici quelques images en vrac:

Ensuite, direction le Père Lachaise pour choper en marche le cortège du Carnaval de Paris. Pour ceux qui sont au courant, je serai au Carnaval de Nice -le Vrai, le Grand, le Beau-  dans 15 jours, pour la grande parade finale. Mais pour l'instant, contentons nous du défilé mené par la vache Pimprenelle (en image ce dessous!) et par l'assos de Pantruche.

Pour vous dire la vérité, au début c'était super: Jean s'est mis torse-poil (y'avait encore du soleil) j'ai reconnu un gars que j'avais vu en festoche cet été, les bastrigues menaient la marche, pleins de gens étaient déguisés, y'avait des dreadeux à croquer tous les 20 mètres (oui, chassez le naturel il revient au galop!).... Et puis bon, le soleil s'en est allé (pour les amateurs de coucher de soleil -donc pas moi- nous y avons eu droit dans la montée de Belleville), le cortège s'est un peu disloqué, il commençait à faire frisquet et les percus et les cuivres se sont doucement calmés. Enfin bon, ça c'était pour la dernière demi-heure... le reste du temps, c'était aussi bon qu'un concert de ska. D'ailleurs, je n'en peux plus d'avoir sauté à pieds joints pendant deux heures! En réalité, on n'était pas tellement déguisés: j'avais juste des antennes vertes, des lunettes de soleil jaunes et le fameux kazoo autour du cou (essentiel le kazoo!), accessoires certes ponctuels mais quoique suffisants pour faire sourire les badauds... je réserve mon costume fait maison pour le Carnaval de Nice dont vous aurez sûrement des échos ici!

Un p'tit montage fait à l'arrache:

et voilà, c'était en direct du pavé parisien... et surtout, n'oubliez pas de gardez de sourire!

Par Minitrip - Publié dans : fiestas et festivals
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Dimanche 11 février 2007

"Quand elle est montée dans le métro, la fille pleurait déjà depuis un bon moment. Le temps de sortir du bâtiment grisâtre, de traverser les rues sans regarder si des voitures arrivaient et de s'engouffrer sous terre, elle avait déjà versé pas mal de larmes. ça ne lui arrivait jamais. De pleurer. Encore moins de pleurer dans la rue. Déjà, elle n'était pas capable de pleurer seule dans sa piaule quand le moral passait du côté négatif des températures hivernales alors vous imaginez bien que là, ses larmes revêtaient un caractère plus qu'exceptionnel. Cette incapacité à pleurer de temps en temps comme pour se vider ne lui pesait pas tant que ça, rien de s'accumulait ni sur son coeur ni dans sa tête et forcément, elle n'avait rien à recracher pour les grands jours de déprime. Elle n'avait pas la notion intérieure d'accumulation de l'immatériel. Faut aussi dire que la déprime, ce n'était pas tellement son domaine: elle se levait systématiquement tous les matins avec le sourire jusqu'aux oreilles. Il pleuvait? Elle aimait la fraîcheur de la pluie. Il faisait froid? elle aimait s'emmitoufler dans une écharpe. Il faisait un soleil un plomb? Elle adorait sentir les rayons dorés sur sa peau... alors forcément, quand on aime tout, on ne sait pas ce qu'est la dépréciation de la vie. Non pas qu'elle aima les choses par dépit ou par obligation mais elle aimait les petits riens et trouvait que c'était une manière assez aisée d'être continuellement heureuse. Sûrement imbécile heureuse auraient dit certains. Des "certains" aigris qui ne savent pas apprécier les petits bonheurs aurait elle répondu avec un sourire sincère.

Enfin en attendant, elle pleurait dans une rame de métro. Comme elle n'avait pas prévu le coup, elle farfouilla dans son sac pour y trouver un vieux mouchoir en papier qui avait déjà servi. ça et le bord des manches de son manteau seraient à peine suffisants pour écoper la marée montante qui se déversait de ses yeux. Elle se disait que c'était débile de pleurer comme ça, pour pas grand chose. Pour un mot qui n'avait pas tant d'importance. Pour un "JAMAIS" sec et incisif qu'elle tenterait évidement de contourner par une dérogation. On venait juste de lui annoncer qu'elle n'intègrerait JAMAIS ce diplôme en métier d'art d'ébénisterie, pour une bête question d'âge. à un an près son dossier aurait été accepté. Elle trouvait ça ridicule de pleurer pour ça mais elle trouvait ça encore plus crétin de se faire refuser pour une raison si peu objective.

En face d'elle, un gars la regardait comme une bête bizarre. Mouais, elle devait ressembler à quelque chose de pas joli à voir. Au cinéma, les filles qui pleurent ont juste les larmes qui coulent le long des joues. Elle, c'était différent: ses yeux rouges se boursouflaient de façon croissante, elle tentait sans succès de retenir ses reniflements et son menton tremblait, un peu à la façon des machines à laver en mode essorage. Pas terrible. Elle essayait de se fixer sur les pubs qui jonchaient les quais de la ligne 6 mais rien n'y faisait, impossible d'arrêter les robinets des fontaines lacrimales.

Ce n'est que lorsqu'elle est descendue du métro -et remontée à la surface de la rue- que ses larmes se sont apaisées. Jusqu'à son immeuble, seuls de légers sanglots faisaient encore irruption mais sans réelle conséquence en dehors du fait que pleurer comme ça pendant une demie-heure lui avait explosé le crâne.

Une fois chez elle, elle avait avalé deux comprimés de paracétamol, histoire de calmer un peu le jeu et avait empoigné le téléphone. Maman? Répondeur. Elle lui laissa un message très sobre, lui demandant de la rappeler. Quelques minutes plus tard, le téléphone sonnait. Sa maman avait aussi à lui annoncer quelque chose de pas agréable à entendre: un cousin s'était endormi la veille et ne s'était pas réveillé ce matin. Là, ça faisait beaucoup à avaler. Quelle journée de merde. Il était deux heures de l'après-midi, elle s'allongea sur son lit, ferma les yeux pour avoir moins mal à la tête et finalement, ne les rouvrit qu'à huit heures passées."

Par Minitrip - Publié dans : les histoires de la fille
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Jeudi 25 janvier 2007

Je pose vite fait le cadre: cet été, festival des Vieilles Charrues, concert de début d'aprem (Cali il me semble), chaleur foule musique soleil....

Un gars bourré (oui, à trois heures de l'aprem, c'est un peu triste quand même) s'approche de nous et commence à baratiner Léo. Pour vous dire, Léo est une jolie fille, rousse avec une sourire freedent et un visage fin. Il lui parle un peu et fini par lui proposer de se marier "parce que bon, t'es vraiment charmante et je saurai te rendre heureuse même si là on dirait pas". Léo s'excuse poliment mais elle est déjà prise. Et puis bon, c'est vrai qu'on dirait pas alors on ne va pas prendre de risque.

Le gars se décale légèrement et commence à aborder Camille, une de mes copines petit format toute mimi. Camille n'aime pas trop ce genre de situation, elle tente de s'en dépétrer avec peine. Le gars n'est pas près de lâcher l'affaire "parce que bon, t'es un peu moins bien que l'autre  (parole que je ne cautionne pas du tout) mais euh... tu veux pas que je te fasse un enfant?" Bah tiens, oui tout de suite, on devrait s'y mettre maintenant. Camille est rouge comme une pivoine, vraiment gênée alors je me débrouille pour que le gars vienne m'emmerder à moi.

Il se tourne en effet à mon appel, me dévisage des pieds à la tête (et puis pas vraiment discrètement en plus!) et me demande après quelques politesses de présentation si "toi alors, tu veux pas que je te fasse un cunni?".... qu'est ce que je dois en tirer comme conclusion?! C'est mieux ou moins bien que le reste? Je me pose toujours la question! Le mec nous a finalement quittées en nous expliquant qui si jamais une de nous changeait d'avis, il était dans la quatrième tente du camping 12. Quel blaireau, nous étions au camping numéro 1 (le plus près du site, le seul qui a des douches, et où des verres de lait sont distribués au petit déj), rien à voir... nous ne sommes pas du même monde!

Par Minitrip - Publié dans : souvenirs souvenirs
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Mardi 23 janvier 2007

Hé oui, je ne me douche pas seule, on peut même dire que je me sens comme épiée...

J'ai fait faire aux gens qui sont passés chez moi un autoportrait sur les carreaux de ma salle de bain, au dessus de la baignoire.

De haut en bas:

Première ligne: Manu, le petit copain de Caroline (juste à côté) une fille qui fait du cirque avec moi que j'aime bien bien parce qu'elle est moins bonne que moi en trapèze ; Guillaume un copain un peu paumé qui s'est fait une coupe à la Elvis... pour le "rock'n roll forever"?

Deuxième ligne: Marie-Clarté une copine un peu fofolle du ski, une joie de vivre ambulante ;  Marion une copine du Louvre qui ne supporte pas les exaltées ni les profs du Louvre, ni les bus en retard, ni les oeuvres moches (mais en vrai elle supporte pas grand chose) ; Jean mon (grand) petit frère qui a innauguré le mur et que j'aime beaucoup beaucoup beaucoup ; Julien le petit copain luthier de Sarah, une super copine du Louvre qui supporte mes petites histoires, me remonte le moral et tente de m'expliquer les cours quand je rame!

Troisième ligne: un autre Julien (je l'aime bien parce que lui au moins il rigole à mes blagues!), petit copain d'Anaïs (à droite) une amie d'enfance ; Camille encore une super copine du Louvre qui ne fait que rigoler avec son oreille décollée et rouge trop mignonne ; Mélanie sa coloc et accessoirement brune plantureuse ; Alice ou Frisouille ma cousine comédienne dans l'âme, aussi futée que moi pour les relations amoureuses ; Aude une copine du Louvre assez sérieuse (enfin une!)

Quatrième ligne: Caroline une très bonne copine de Bordeaux, rencontrée à la fac avec qui je fais essentiellement la fête ; Anaïs une amie du Louvre un peu farfelue qui met des soquettes jaunes sur un collant turquoise.

Cinquième ligne: Thibault une crème de jardinier avec qui je n'ai pas été particulièrement agréable ; Hadrien un ami d'ami pâtissier (donc à garder sous la main!) ; et enfin ma p'tite Léo avec qui je tappe pas mal de trips et n'est pas capable de parler peu et lentement.

Voilà, tous ces gens sont passés chez moi (même à peine un quart d'heure!) alors si vous venez, vous savez ce qui vous attend....

(Le seul hic c'est que normalement je déménage dans six mois et il va faloir que j'efface tout. Snif snif snif)

Par Minitrip - Publié dans : et moi et moi et moi !
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Mardi 16 janvier 2007

 Bukowski aime l'alcool et les femmes.

Il ne lui viendrait pas à l'idée de parler de choses qui lui seraient inconnues. Donc Bukowski raconte un morceau de l'existence d'un certain Henry Chinaski, poète paumé qui boit, baise et parie aux courses. Et qui écrit. Et qui lui ressemble étrangement. Ce n'est pas une autobiographie mais c'est du vécu. Elles défilent dans sa vie, entre une cuite et une course hypique. Certaines restent un peu, d'autres ne font que passer. Toutes ont à peine la moitié de son âge. Qu'est ce qui attire les femmes chez ce type de plus de cinquante balais, bedonnant et complètement cramé qui arrive à peine à bander car il préfère la picole aux courbes féminines? En fait on ne sait pas tellement. Tout paraît simple dans la vie de Chinaski, si c'est trop compliqué, il passe à autre chose. Une autre bouteille, une autre femme.

Bukowski se contente de rester à la limite du vulgaire. Il vacille sur une corde entre les bonnes bibliothèques et les livres à l'index. Son écriture est crue mais agréable, elle possède une grande part d'humanité un peu paumée à qui l'on pardonne les sales coups. Pas de description superflue, on ne conserve que l'essence même des personnages -qui se résume souvent à une paire de jolies jambes et une attirance inexpliquée- à travers des mots orduriers et des ivresses mal contrôlées.

Petit bémol qui ne vient pas de l'auteur mais de la traduction: elle est truffée de coquilles.... dommage de buter toutes les trois pages sur ce genre de faute qui entache le lit de l'écriture.

Quelques extraits:

"C'est ça le problème avec la gnole, songeai-je en me versant un verre. S'il se passe un truc moche, on boit pour essayer d'oublier ; s'il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s'il ne se passe rien, on boit pour qu'il se passe quelque chose."

" Je ne suis pas un penseur. Chaque femme est différente. Fondamentalement, elles m'apparaissent comme une combinaison du meilleur et du pire -à la fois magiques et horripilantes. Pourtant, je suis content qu'elles existent. [....] En général ai-je conclu, mieux valait attendre, si la fille te branchait. Mais si tu la détestes d'entrée de jeu, mieux valait la baiser d'entrée de jeu ; sinon, mieux valait attendre, ensuite la baiser, et plus tard la détester."

Et pour finir, juste une petite anecdote sans intérêt: je lisais Women dans le métro, assise à côté d'un grand gars avec une barbe tressée. Il m'a adressée la parole et on s'est mis à parler de Bukowski, il m'a expliqué qu'il était souvent déçu des traductions de ses poèmes parce qu'on ne retrouvait pas systématiquement l'équivalent en français de ce mélange de termes à la fois très littéraires et sortis de l'argot.

Par Minitrip - Publié dans : vu, lu, entendu et visitu
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Jeudi 11 janvier 2007

Comme vous le savez sûrement, hier les soldes ont commencé (coooooomment? vous ne savez pas?! tant mieux, restez chez vous, c'est toujours nul les soldes). Bien sûr, en tant que représentante du sexe féminin, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller faire un petit tour à Châtelet-les-Halles et puis bon, faut se rendre à l'évidence, pendant les soldes y'a que des trucs pourris à refiler à un prix qui reste encore trop élever.

Alors je fais les soldes à ma façon: petit détour après un TD dans un grand magasin de musique de la galerie du Carrousel du Louvre dont je tairais le nom.... on plonge ses mains sur des étals en carton bancals et crasseux et on cherche la perle rare. Je vous le dis tout de suite, je ne l'ai pas trouvée mais je m'en suis pas trop mal sortie avec quatre CDs pour le prix d'un. Les voici les voilà:

 Alambic, des Fils de Teuhpu. En fait, je ne connaissais que de nom alors je me suis dis, à ce prix là, l'équivalent d'un sandwich... on tente. J'ai été agréablement surprise, je m'attendais à quelque chose de presque bourrin alors qu'en fait c'est plutôt jazzy et tagada tsointsoin avec des paroles toutes légères qui rebondissent sur le notes.

 

 

 Bon là, c'était encore plus risqué parce que j'aimais pas la pochette du disque. Oui ça peut paraître débile mais je suis capable de ne pas acheter un livre si la couverture ne me tente pas.... idem pour la musique. On va dire que mon jugement sur Tank de Asian Dub Foundation est un peu plus mitigé que précédement: j'aime bien mais sans plus. Y'a de bons rythmes, ça vibre pas mal entre des sons bruts et un tout petit peu d'électro mais c'est un genre de musique que je préfère vivre en concert plutôt que de l'écouter dans ma chambre. Pas de regret tout de même!

 

 

 

 

 

Pour Safari Croisière de Java, j'en avais eu des échos qui se sont révélés tout à fait positifs. Du texte, un fond musical plus que correct avec un accordéon plein d'énergie, de la poésie, une voix rauque.... il ne manque rien. Les paroles sont tantôt satyriques tantôt pleines de sentiments, comment passer à côté de l'incontournable "ce s'ra tout?" dont on m'avait tant parlé?! Ce regard si simple de la vie qu'on nous met sous les yeux parce que trop souvent nous passons à côté... un album délicieux!

 

 

Et voilà le dernier. Des singes et des moutons par Debout sur le Zinc. Je connaissais déjà deux/trois chansons de cet album. Savoureux, plein de finesse et d'humour. Après, il y'a quelques morceaux purement musicaux que j'apprécie un peu moins même s'ils donnent envie de sauter à pieds joints. J'adore "les moutons", "les mots d'amour" mais celle qui surpasse tout reste "elle s'ennuie" à écouter en cas de coup de blues (donc je la passe en boucle ces temps-ci ^^).

Maintenant c'est un peu le dilem, je sais que j'ai laissé encore quelques CDs pas trop mal dans les bacs du Virgin (et merdeuh, j'ai fini par lâcher le morceau) et demain, je repasse devant. Deux solutions: soit j'ignore dignement l'enseigne et je ne me retourne même pas devant l'entrée du magasin, soit j'entre et je farfouille de nouveau au fond du magasin tout en sachant que ça fait déjà deux jours et qu'il ne doit plus rester grand chose.

Je crois que je vais surtout consulter mon compte en banque!

Par Minitrip - Publié dans : vu, lu, entendu et visitu
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Mercredi 10 janvier 2007

J'allais presque oublier:

BONNE ANNEE A TOUS !!!!!

(MAIS SURTOUT AUX TROIS PAUMES QUI PASSENT PAR LA)

Au passage, je ne sais toujours pas dessiner mais laissez-moi le droit de m'amuser!

 

Par Minitrip - Publié dans : zolies zimages
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Mardi 9 janvier 2007

"L'autre jour à la gare de Langon, y'avait une fille avec un type du même âge. à peu près. Elle riait et parlait beaucoup, lui, il souriait et soufflait sur ses mains à cause du froid. Quand le train est arrivé, il l'a aidé à monter son vélo, elle lui a fait la bise et a rajouté "à bientôt petit Jean". C'était marrant parce que le type faisait facilement une tête de plus qu'elle. Elle a voulu pendre son vélo aux crochets faits exprès mais en le retournant, elle a essuyé la roue arrière sur le pantalon d'un gendarme qui ne se serait pas bouger pour l'aider. Elle s'est excusée avec un sourire jusqu'aux oreilles en remarquant qu'en dehors de cette vilaine tache de boue, le reste du futal était nickel-chrome. Elle s'est assise en face d'une autre fille en lui demandant si ça ne la dérangeait pas. L'autre n'a pas répondu, elle avait un zinzin dans les oreilles. Elle a ouvert un livre et s'est aperçue qu'il n'y avait pas de lumière. Derrière, le contrôleur expliquait à une dame outrée qu'aucun wagon n'avait de lumière ni de chauffage et que cela expliquait la présence de policiers qui étaient sensés assurer la sécurité. Dans le noir? Sûrement... De toute façon, ça n'avait pas d'importance, il ne pouvait rien se passer dans cet omnibus. Elle a ouvert son bouquin en gardant ses mitaines et son écharpe, elle a lu un peu, jusque vers cinq heures et demi et puis après, il faisait trop nuit pour continuer.

Dehors, on distinguait les vignes qui défilaient sous un épais manteau de brume. La fille regardait par la fenêtre et la dame outrée continuait de ronchonner accompagnée d'une autre dame tout aussi langue de vipère.

Le train a fini par arriver en gare de Bordeaux. Quand les gens sortaient, ils ne ressentaient pas le froid leur fouetter le visage, c'était peut-être l'un des rares avantages d'un chauffage en panne. La fille a descendu avec mal son vélo et l'a trimballé jusqu'à la sortie de la gare. Le sac sur le porte bagage était mal fixé mais ça devrait tenir: elle en avait pour une demi-heure maxi. Elle a enfourché son antique deux roues et s'est mise à pédaler. ça actionnait la dynamo avec un petit bruit de crissement. Quel plaisir elle avait de retrouver la ville avec ses rues pavées et ses chauffards... jusqu'à ce qu'un blaireau entame une marche arrière dans une rue étroite sans la remarquer. Elle a donné un coup de guidon et s'est mollement cognée contre une voiture en stationnement avant de finir genoux au sol. Rien de cassé, juste un peu de gravier au bout des doigts, même le sac n'avait pas bougé du porte-bagage. Le gars en voiture a continué sa marche arrière sans se soucier de son état. Elle aurait eu un pavé sous la main, il serait allé s'écraser sur le pare-brise de ce connard. Un piéton l'a gentiment aidée à se relever, par chance il n'y avait pas que des brutes épaisses dans la jungle urbaine.

C'est seulement une fois arrivée chez elle que la fille a remarqué que son jeans était bousillé sur la jambe gauche, il avait servi à essuyer la roue de la voiture contre laquelle elle s'était cognée. Tant pis, elle n'avait pas de quoi se changer et des amis l'attendaient pour dîner. Elle a vidé un verre de flotte, a déposé son sac en bas de l'escalier et est de nouveau partie en vélo. ça montait pour aller vers la Médoquine. Un genre de faux plat. Elle est arrivée ruisselante chez ses amis mais en se disant que le retour serait plus facile."

Par Minitrip - Publié dans : les histoires de la fille
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Lundi 8 janvier 2007

Comme je respecte les traditions -bah oui, on n'est pas des rigolos dans la famille-  je vais de ce pas prendre une bonne résolution que je serai dans la capacité de tenir (oui parce que prendre une résolution du style "perdre 10 kilos" ou "faire six heures de sport par semaine" c'est pas vraiment dans mon vocabulaire et puis de toute manière ça sert à rien à part à culpabiliser un peu).

Donc ma résolution pour bien commencer cette année 2007, c'est de m'acheter une nouvelle brosse à dent.

Je vois déjà qu'il y en a qui font "beuuuuurk! elle change jamais sa brosse à dent". Hé bien détrompez-vous jeunes gens, je la change assez régulièrement, on va dire tous les 2/3 mois mais là, il se trouve que non seulement ma brosse à dent perd ses poils mais qu'en plus, elle le fait quand je m'en sers.

Toute remarque dans l'esprit "donc elle a des poils dans la bouche" sera évidement considérée hors contexte et sévèrement sanctionnée.

Par Minitrip - Publié dans : et moi et moi et moi !
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Mercredi 27 décembre 2006

Je ne peux pas parler de "copines de toujours": d'abord ça fait neuneu et puis de toute manière, je les ignorais à l'époque du bac à sable et au collège notre seul point commun était ce trajet de trois quarts d'heure en bus, tous les jours. Et puis bon, on grandi. On oublie que Machin a dit telle chose sur Bidule, que Untel avait promis tel truc mais qu'il ne l'a pas fait, qu'un autre a balancé notre première clope ou nous a piqué notre premier copain. Ou du moins on passe l'éponge.

Et on se retrouve à quatre bonnes copines, pour la sortie annuelle (bah oui, forcément une à Bordeaux, une à Lyon, une à Dax et moi à Paris ça aide pas!) autour d'une crêpe et d'une bière. Deux sont maquées, deux sont célibataires. Les petits copains des copines sont sympa (je dis ça parce qu'ils rigolent à mes blagues!) alors on refait le monde à coup de grands éclats de rire.

"Tu te souviens....?"

Mais pas seulement, ce n'est pas le tout de se contenter du passé mais ce qui s'est raconté hier soir vous importe peu. Retenez seulement ces sourires:

 

 

(J'ai la vague impression que ça commence à se transformer en skyblog ici!)

Par Minitrip - Publié dans : fotofotofoto
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ho, ça change!

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