Mercredi 26 décembre 2007
3
26
/12
/Déc
/2007
15:46
Passer ses vacances à Captieux (NDLR: au fin fond de nulle part), c'est un peu faire un remake de Martine à la campagne.
D'abord, quand on arrive dans la maison familiale, il n'y a plus de chauffage depuis deux jours. Bah oui, on tombe en panne de fuel un dimanche et le garagiste ne revient pas avant mercredi. Tiens, ça fête Noël les garagistes?! On est à peu près tous habillés comme des bonhommes Michelin: double, triple, quadrupe épaisseur... y'a que le nez qui dépasse et on vit autour de la cheminée, un peu comme au temps jadis. Enfin j'imagine. Heureusement que le Père Noël avait pensé à nous offrir des livres, sans quoi je ne sais pas comment nous aurions occupé cinq personnes pendant trois jours dans une seule et même pièce. Pourtant, on a bien essayé de brancher des radiateurs électriques mais ils n'étaient pas compatibles avec le fonctionnement simultané du lave vaisselle ou du lave linge (ou même de l'ordinateur...!). Résultat: si une lumière de trop est allumée, le courant saute. Et puis trois radiateurs pour une cuisine, quatre chambres, un salon et deux salles de bain... ça crée forcément des injustices.
Ensuite, y'a cette histoire de messe de Noël. D'habitude, elle se déroule dans notre village, on peut même aller à l'église à pied. Sauf que là, pour une raison de partage de la paroisse, la messe de Noël est à vingt bornes. Une preuve de l'existence de Dieu, c'est déjà qu'il n'y aie pas eu quinze accidents sur le parking de l'église à cause du brouillard.
Et la malédiction du chauffage en panne nous poursuit: au tout début de la messe, l'espèce de chauffage à gaz qui était au dessus de notre tête a commencé à montrer des signes de faiblesse. à la fin de la crèche vivante, c'était déjà trop tard pour tenter de le ranimer et comme l'église était pleine à craquer (ce qui au passage ne serait pas arrivé si la messe s'était déroulée à Captieux où la capacité d'accueil est plus importante), les courants d'air n'arrêtaient pas de passer par la porte principale. Et puis personne n'avait pensé que l'église de Grignols serait complètement inadaptée pour la messe des familles (vous savez, cette messe de Noël où les enfants se déguisent pour un petit spectacle ; celle où j'avais fait le mouton du berger quand j'étais petite!), cinq minutes avant l'office, on a décidé d'aller chercher des chaises à la salle des fêtes... un foutoir pas possible!
Bref, re-miracle pour le retour: zéro accident alors que le brouillard s'est trouvé un copain nommé verglas.
Et là, ça y est, ce matin le garagiste est passé remplir la cuve de fuel. Bon, le chauffage est un peu long à démarrer alors on se creuse le ciboulot pour trouver des activités anti-froid.
Prendre sa douche par exemple, mais on ne peut pas le faire plus d'un quart d'heure.
Rester au lit jusqu'à 11heures (n'est ce pas Jean?!).
Ramasser les feuilles mortes parce qu'en étant actif dans le jardin, il fait meilleur qu'à l'intérieur.
S'asseoir près de la cheminée et attendre que le temps passe. Oui, attendre...
vos bla-blas